Epidémie de dengue au Burkina Faso : la tendance est à la baisse

14 ديسمبر 2023

L’année 2023 au Burkina Faso a été particulièrement marquée par l’épidémie de la dengue. Maladie virale, la dengue a affecté bon nombre de personnes. Ainsi, à la date du 29 novembre 2023, le pays a enregistré plus de 134 mille cas suspects de dengue, plus de 61 mille cas probables avec plus de 640 morts. Mais actuellement la tendance est à la baisse. C’est l’information que le ministère en charge de la Santé a porté à la connaissance des journalistes à Ziniaré le 13 décembre 2023.

Ce n’est pas la première fois que le Burkina Faso fait face à la dengue. Mais celle de l’année 2023, semble être la plus importante en termes de nombre de patients mais aussi de décès.  Mais sur le terrain, cette maladie connait actuellement une régression considérable sur l’ensemble du territoire national.
Dr Rokia Guebré, médecin chef du district sanitaire de Ziniaré

Ce n’est pas la première fois que le Burkina Faso fait face à la dengue. Mais celle de l’année 2023, semble être la plus importante en termes de nombre de patients mais aussi de décès.  Mais sur le terrain, cette maladie connait actuellement une régression considérable sur l’ensemble du territoire national.

Lors d’une rencontre d’information et de formation à l’endroit des journalistes organisée par le Ministère en charge de la Santé, il est ressorti qu’à la semaine S49, c’est-à-dire la période allant du 4 décembre 2023 au 10 décembre 2023, les régions sanitaires ont enregistré 12 décès. Contrairement à la semaine S1, c’est-à-dire depuis le début de l’année 2023 jusqu’à la semaine S49 (S1 à S49), les mêmes régions avaient enregistré 688 décès. Toujours à la semaine S49, les régions dites sanitaires ont totalisé 5 019 cas suspects et 2 178 cas probables. Alors que de S1 à S49, on comptait 146 878 cas suspects et 67 658 cas probables.

Selon Dr Rokia Guebré, médecin chef du district sanitaire de Ziniaré, la dengue est une maladie virale transmise à l’homme par des femelles de moustiques infestées. Le vecteur principal est Aedes aegypti. Elle ajouta que la dengue est provoquée par un virus ayant 4 sérotypes (DENV1, DENV2, DENV3, et DENV4). Dr Guebré souligna que l’immunité conférée par un sérotype est définitive, mais elle ne protège pas contre les autres sérotypes. Ainsi, une personne peut être infectée par chacun des 4 sérotypes. Dr Guébré conseille d’adopter des mesures nécessaires pour éviter cette maladie car une nouvelle infection par un autre sérotype est un facteur favorisant la survenue de dengue sévère.

Les régions dites sanitaires sont la Boucle du Mouhoun, les Cascades, le Centre, le Centre-Est, le Centre-Nord, le Centre-Ouest, le Centre-Sud, l’Est, les Hauts Bassins, le Nord, le Plateau Central, le Sahel et le Sud-Ouest.

Si Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, deux villes considérées comme les épicentres de la maladie ont été les plus touchées, aujourd’hui il ressort que plusieurs autres localités ont également été touchées. Et cela pourrait s’expliquer par la mobilité du vecteur mais également la mobilité des patients, à préciser Aka Vidoumou, Ingénieur du génie sanitaire.

« Dans de rares cas, la dengue peut être grave et entraîner la mort »

Relatifs aux signes cliniques, le médecin chef du district sanitaire de Ziniaré a fait savoir que la plupart des malades ont des symptômes légers ou n’ont aucun symptôme et se rétablissent en 1 à 2 semaines. Dans de rares cas, poursuit-elle, la dengue peut être grave et entraîner la mort. Pour elle, se rendre dans un centre de santé le plus proche en cas de malaise ou de fièvre, doit être le premier réflexe à adopter par chacun. « L’automédication est à proscrire », insiste-t-elle.

Ce n’est pas la première fois que le Burkina Faso fait face à la dengue. Mais celle de l’année 2023, semble être la plus importante en termes de nombre de patients mais aussi de décès.  Mais sur le terrain, cette maladie connait actuellement une régression considérable sur l’ensemble du territoire national.

Dr Guébré rappelle que la lutte contre cette maladie est à la fois individuelle et collective. Ainsi, individuellement, elle invite chacun à réduire le risque de contracter la dengue en se protégeant des piqures de moustiques à l’aide des vêtements qui couvrent autant que possible tout le corps. Mais aussi dormir sous moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. L’utilisation des crèmes répulsives surtout le jour (gels, sprays répulsifs), des bombes insecticides et l’assainissement du cadre de vie par la destruction des gites larvaires sont également recommandés.

Maladie dangereuse qui peut affecter les organes comme le foie, le cœur, les reins et le cerveau, la dengue, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) citée par Dr Guébré « on note 50 à 100 millions de nouvelles infections par an dans plus de 100 pays endémiques dans le monde dont 22 en Afrique ».

Masbé NDENGAR de Bodo